L’Agence de l’eau du Liptako (AEL) a organisé ce jeudi 26 mai 2016 à Kaya, un atelier d’échange avec des acteurs intervenant dans la gestion intégrée des ressources en eau dans sa zone de compétence. Il s’agit selon le Directeur général de l’AEL, Pierre Damien Bakyono de rencontrer les services déconcentrés de l’Etat, les ONG, les Projets-programmes afin de parvenir à une synergie d’action dans la gestion durable des ressources en eau.

Après avoir rencontré les usagers de l’eau et les collectivités territoriales de son espace de compétence, l’Agence de l’eau du Liptako (AEL) a ténu ce 26 mai 2016 un atelier d’échange avec les services déconcentrés de l’Etat, les ONG, les Projets-programmes. L’objectif selon le Directeur général de l’AEL, Pierre Damien Bakyono est « de réunir ces acteurs importants qui mènent des actions de développement autour de la ressource en eau dans notre espace pour arriver à harmoniser et à mieux cadrer les interventions ; à faire en sorte que les actions qu’on mène soient des actions de développement durables qui permettent une bonne gestion et une préservation de la ressource en eau ». A l’entame de cette rencontre, deux communications ont été présentées. Le premier communicateur a présenté l’Agence de l’eau du Liptako et ses missions. Monsieur Yaya Badolo a signifié que sur les 5 Agences de l’eau que comptent le Burkina Faso, l’Agence de l’eau du Liptako (AEL) est la plus jeune. Son réseau hydrographique comprend 4 sous bassins relevant du bassin du Fleuve Niger. C’est notamment le Béli, le Dargol, le Faga et le Gorouol. L’espace de gestion de l’Agence de l’Eau du Liptako concerne 4 régions, 9 provinces et 49 communes et couvre une superficie d’environ 48 667, 392 km2.


Il a indiqué que l’objectif de l’AEL est de valoriser la partie nord du bassin hydrographique national du Niger en tant que cadre approprié de planification et de gestion de la ressource en eau. A ce titre, elle a pour missions de promouvoir la Gestion intégrée des ressources en eau (GIRE), de concevoir et mettre en œuvre des Schémas directeurs aménagements et de gestion de l’eau (SDAGE) et Schémas d’aménagements et de gestion de l’eau (SAGE) ; de lutter contre la pollution.
L’eau doit financer l’eau
Selon le communicateur, l’eau doit financer l’eau. Et c’est pour quoi dans ses missions, l’Agence de l’eau du Liptako (AEL) doit également percevoir des taxes selon le principe « pollueur-payeur » et «préleveur-payeur» et doit par conséquent appuyer financièrement les actions d’intérêt commun menées par les collectivités territoriales, les organisations socioprofessionnelles et les usagers. Selon monsieur Yaya Badolo, l’AEL a déjà installés 3 Comités locaux de l’eau qu’elle appuie techniquement et financièrement pour la réalisation des actions de protection et de préservation des ressources en eau dans leurs localités. A sa suite monsieur Hâdé Jules W. Darankoum a énuméré dans la deuxième présentation, les actions menées par l’AEL depuis sa création le 31 janvier 2011 et les perspectives. Ces actions se résument succinctement à des actions de mise en place et d’opérationnalisation des organes et instances de l’agence, à la conduite du processus d’élaboration du SDAGE, à la mise en œuvre d’actions de protection des ressources en eau et de renforcement des capacités des acteurs en GIRE dans l’espace AEL. Toujours pour l’atteinte de ses objectifs, l’Agence de l’Eau du Liptako, prévoit l’élaboration et la mise en œuvre du SDAGE et la restructuration et la mise en place de 34 CLE pour répondre au principe de la gestion par sous bassin hydrographique.
A la sortie des discussions, le Directeur général de l’AEL, Bakyono Pierre Damien se dit très satisfait. « Cette rencontre est un succès parce ce que les contributions des participants sont allées au-delà de nos attentes ». A l’en croire, les participants eux-mêmes avaient souhaité une telle rencontre pour arriver à coordonner et à fédérer les différentes actions qui se font sur le terrain. L’occasion faisant le larron, explique monsieur Bakyono cette rencontre a donc permis de mettre en contact les ONG entre elles, mais aussi de mettre en contact les ONG avec le structures techniques qui assurent l’encadrement sur le terrain. Même son de cloche chez les participants. « Cette rencontre entre les acteurs intervenants dans le domaine de la gestion des ressources en eau est la bienvenue, d’autant plus que la plupart des partenaires ne se connaissaient pas alors que nous intervenons dans les mêmes villages, dans les mêmes sites » a apprécié monsieur Edouard Frédéric Boéna, représentant de l’ONG REGIS-ER. Et de conclure « Donc il fallait cas même que cette rencontre précise les prérogatives des services techniques, des ONG et projets et également le rôle de l’Agence de l’eau du Liptako sur la coordination des actions en matière de la gestion intégrée des ressources en eau ». « Cet atelier nous a permis de savoir comment arriver à développer sans détruire » va renchérir un autre participant.

Comme résolution, l’ensemble des participants ont convenu sur la nécessité de pérenniser ce cadre d’échange et de concertation afin d’arriver à une bonne et saine gestion des ressources en eau au profit des populations.

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